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L'Externat classique Sainte-Croix, qui deviendra plus tard le Collège Sainte-Croix, a été fondé à Montréal en 1929 par les Pères de Sainte-Croix, une congrégation enseignante créée par le Père Basile Moreau au Mans (Sarthe) en 1837.

La direction de la nouvelle institution est confiée au Père Hervé Morin, alors rattaché au Collège Saint-Laurent.

L'objectif des Pères de Sainte-Croix est de permettre aux jeunes des quartiers modestes et défavorisées de l'Est de Montréal, d'acquérir une formation de qualité dans le cadre d'un «externat», plutôt que celui du «pensionnat», formule plus onéreuse qui était alors le modèle des collèges classiques au Québec.

Le 29 juillet 1929, le Père Morin prend possession d'une ancienne résidence des Frères des Écoles Chrétiennes, sise au 2352 rue Létourneux.

Avec une poignée de collaborateurs, il accueille, comme prévu, le 6 septembre 1929, ses premiers 29 étudiants.

En 1934, pour répondre à l'accroissement de la clientèle, on entreprend la construction d'un immeuble plus considérable, qui sera situé au 3820 Est rue Sherbrooke.

En 1938, est fondé le journal étudiant le Trait d'Union qui deviendra plus tard le plus vieux journal étudiant francophone d'Amérique du Nord encore publié.

De 1945 à 1948, le nombre d'étudiants passe de 325 à 505, et c'est dans ce contexte de croissance que les Pères de Sainte-Croix acquièrent le Château Dufresne, angle Sherbrooke et Pie-IX, en biais avec le Jardin botanique de Montréal, une résidence prestigieuse et monumentale, construite entre 1915 et 1918 selon les principes de l'architecture Beaux-Arts qui avait appartenu aux frères Oscar et Marius Dufresne, issus d'une riche et influente famille de l'ancienne Cité de Maisonneuve.

Le château est alors réaménagé pour recevoir environ 150 étudiants, ceux des classes de Philo I et II.

Il est baptisé Pavillon Dufresne, tandis que l'établissement principal construit en 1934 prend le nom de Pavillon Morin.

En 1960, c'est l’arrivée des baby-boomers. Sous la direction du Père Maurice Lafond, alors supérieur du Collège, les Pères de Sainte-Croix doivent à nouveau construire une rallonge majeure du Pavillon Morin, dotée cette fois d'équipements des plus modernes à l'époque, dont un gymnase, une chapelle, un jardin intérieur et une bibliothèque.

En 1964, les étudiants du 29e cours (1956 à 1964) obtiennent leur baccalauréat ès arts lors d'une collation des grades présidée par le directeur du quotidien montréalais Le Devoir, Claude Ryan, lui-même un ancien du Collège Sainte-Croix.

Ce groupe d'une trentaine de finissants est le dernier à compléter les huit années du curriculum du cours classique, héritier d'une tradition française qui remontait au XVIe siècle.

Le premier collège classique avait été fondé au Québec par les Jésuites dans la ville de Québec, en 1634.

En août 1967, le Collège accepte l'offre du nouveau ministère de l'Éducation du Québec de devenir un Cégep (collège d'enseignement général et professionnel) et prend le nom de Collège de Maisonneuve.

Anciens illustres diplômés

 

Jean Rochon, ministre péquiste dans les gouvernement Parizeau et Bouchard; ministre de la Santé.

Le docteur Fernand Turcotte a bénéficié d'une formation de premier ordre en recevant un diplôme de médecine à l'Université de Montréal en 1966 et une maîtrise en santé publique de l'Université Harvard en 1971.

En 1981, il obtient sa reconnaissance de médecin spécialiste en santé communautaire auprès du Collège des médecins du Québec et du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.

Sa carrière professorale s'est déroulée entièrement à l'Université Laval où il est entré en 1971, obtenant le rang d'agrégé en 1978 et de titulaire en 1988.


 

Durant toute sa carrière, ses charges d'enseignement ont été considérables et à la veille de sa retraite, de 2001 à 2003, il était impliqué dans cinq activités pédagogiques aux premier et deuxième cycles.


 

Il était reconnu comme un des meilleurs professeurs de la Faculté de médecine, aimé de ses étudiants et étudiantes et admiré par ses confrères.

Il a toujours participé à la vie départementale et facultaire, contribuant au développement de nombreux programmes de médecine.

Il est membre de nombreuses sociétés savantes, dont l'American Public Health Association, l'Association canadienne de santé publique et l'Association pour la santé publique au Québec.

Il a été récipiendaire de plusieurs prix et distinctions, dont la médaille DeFries décernée en 1998 par l'Association canadienne de santé publique pour services exceptionnels rendus à la santé publique des Canadiens, en plus d'être nommé en 1998 membre honoraire à vie de cette même association.

Retraité, cet homme engagé poursuit toujours des activités d'enseignement et de recherche à titre de professeur associé.


 

Claude Benjamin, président de la régie du cinéma de 1988 à 1998, il devient par la suite le président du conseil d'administration du centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), puis maire de la municipalité de Saint-Bruno-de-Montarville.


 

Jean Doré, maire de Montréal de 1986 à 1994. Claude Ryan, directeur du quotidien Le Devoir de 1963 à 1976, chef du Parti libéral du Québec de 1978 à 1982 et ministre influent dans les gouvernements de Robert Bourassa et Daniel Johnson.

Yves Laferrière, compositeur et acteur québécois.

Gilles Gougeon, écrivain, animateur de télévision et journaliste québécois.

Fernand Harvey, sociologue et historien québécois.