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A quoi pouvait bien ressembler les études au Collège Ste-Croix avant la "révolution tranquille ?."

 

En premier lieu, l'Externat classique Ste-Croix fut un événement majeur dans le quartier Hochelaga car il donnait accès à un enseignement supérieur.

 

La grande majorité des garçons étaient fils d'ouvriers, employés de bureau issue pour la plupart de conditions modestes.

 

Dans les années 40-50, faire son cours classique demeurait la voie royale et souvent unique pour avoir accès aux facultés universitaires.

 

La présence au Collège était requise 6 jours sur 7 sauf les mardis et jeudis après-midi; donc pas de contacts avec les jeunes gens du quartier.

 

Toute la vie du Collège était imprégnée par le catholicisme; la formation visait à former à la fois l'esprit, le coeur et la volonté.

 

Nombreux étaient les moments où nous étions appelés à prier ensemble; il y avait l'invocation au début de chaque cours, la récitation du chapelet à la salle d'études.

 

Il y avait la retraite annuelle de 3 jours au début de l'année, le pèlerinage annuel à l'Oratoire St-Joseph;

on devait se choisir un directeur spirituel pour l'année.

A la fin des années 40, ce fut, pour nous, l'occasion d'habiter un château (boiseries, plafonds à caissons, murs/plafonds peints de scènes mythologiques).


 La classe de Philo ll était logé dans ce qu'on appelait la "taverne", on y accédait en passant par un long couloir étroit souterrain.


 Le Collège formait la pensée en nous ouvrant au monde par les auteurs classiques afin de nous ouvrir à la culture.


 

Il a touijours existé à Ste-Croix une atmosphère de camaraderie entre les éducateurs et les élèves.

 

La simplicité des élèves et des religieux a créé un milieu dont on ne peut que regretter la disparition.